La stérilisation de la chienne

En quoi consiste la stérilisation ?

L’ovariectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à retirer les deux ovaires de la chienne. Cette chirurgie est pratiquée sous anesthésie générale après avoir réalisé une consultation préanesthésique au cours de laquelle le vétérinaire vérifiera que la chienne est apte à subir une chirurgie.

Il existe plusieurs techniques pour réaliser cette chirurgie :

  • Une technique standard avec une incision de quelques centimètres en position ventrale.
  • Une technique par coelioscopie mini-invasive où le chirurgien pratique deux incisions de petite taille qui seront le point d’entrée pour une caméra et des instruments chirurgicaux spécifiques. Cette technique est réservée pour les chiennes de plus de 10 kg.

Quels sont les avantages de la stérilisation ?

La stérilisation est recommandée avant tout pour les raisons suivantes :

  • La prévention de la reproduction

La chienne ne risquera pas d’avoir une gestation non désirée et n’aura plus ses chaleurs à savoir des pertes de sanguines qui durent en moyenne 3 semaines et ceci 2 fois par an tout au long de la vie.

  • La prévention des maladies de l’appareil génital.

Le retrait des ovaires permet de supprimer les troubles ovariens (kystes, tumeurs) et en grande partie les problèmes utérins. De plus, la stérilisation permet de prévenir le développement de tumeurs mammaires si elle est faite très précocement et prévient la récurrence des lactations de pseudo-gestation (grossesse nerveuse).

  • Une meilleure longévité

La durée de vie des chiennes stérilisées est supérieure à celle des chiennes entières.

  • La prévention des maladies héréditaires.

Quels sont les inconvénients de la stérilisation ?

 

La stérilisation peut favoriser :

  • chirurgie chien - stérilisationUne prise de poids mais qui n’est pas une fatalité si une bonne gestion de l’alimentation après l’intervention est pratiquée.
  • L’incontinence urinaire post-stérilisation. Les chiennes de grand format de plus de 20 kg et certaines races comme le Doberman, le Boxer, le Rottweiler et le Bobtail sont plus prédisposées. Pour autant, la plupart des incontinences de castration répondent bien à un traitement médical adapté.
  • Les troubles du comportement. Aujourd’hui nous savons qu’une chienne agressive pourra parfois développer une agressivité encore plus forte après la stérilisation. Si la chienne a des troubles du comportement, il est nécessaire de consulter un vétérinaire comportementaliste qui pourra établir un diagnostic du trouble conduisant à l’agressivité et définir au cas par cas si l’intervention est recommandée ou au contraire fortement déconseillée.
  • Les troubles ostéoarticulaires. Il est aujourd’hui reconnu que certaines pathologies chez des races à risque initial notamment la rupture du ligament croisé sont augmentées surtout en cas de stérilisation précoce. Il est donc important de prendre en compte le format de l’animal et son niveau de développement avant une stérilisation. Il sera parfois nécessaire d’attendre la fin de la croissance.

La stérilisation à titre curatif

L’ovariectomie (retrait des ovaires) ou l’ovariohystérectomie (retrait des ovaires et de l’utérus) sont parfois indispensables pour des raisons médicales.

  • Lors de pathologies utérines comme une tumeur utérine, une métrorragie, une torsion ou rupture de l’utérus, une infection utérine (pyomètre ou métrite), une ovariohystérectomie sera réalisée.
  • Lors de tumeurs mammaires la stérilisation concomitante à l’exérèse des masses
    mammaires peut diminuer le risque de récidive.
  • Lors de maladies endocriniennes, les variations hormonales liées au cycle de la chienne peuvent interférer avec les traitements mis en place comme une insulinothérapie en cas de diabète.

Conclusion et points clés à retenir

La stérilisation de la chienne a de nombreux avantages notamment chez la chienne jeune.

Pour autant l’ovariectomie doit se faire au cas par cas en fonction de la race, de l’âge, de la
conformation et des antécédents de la chienne.

Un examen clinique rigoureux et une discussion éclairée avec votre vétérinaire seront nécessaires avant toute prise de décision.